La qualité de l’air n’est pas bonne à Bruxelles. C’est ce qui ressort de deux études récentes. Greenpeace a analysé la qualité de l’air aux abords et dans les écoles. Les résultats sont inquiétants. Le programme de la VRT « Pano » a constaté que les enfants des villes présentaient davantage de carbone dans les urines que les enfants vivant en dehors des villes. Les véhicules diesel en sont la principale cause. Jef Van Damme veut que Bruxelles prenne des mesures supplémentaires pour interdire l’accès à la ville aux véhicules diesel. 

Le Gouvernement bruxellois a pris et planifie déjà un certain nombre de mesures pour améliorer la qualité de l’air, comme l’instauration d’une Zone Basses Émissions, le remplacement des bus diesel par des bus électriques et hybrides, des investissements complémentaires dans les transports publics et l’infrastructure cyclable, etc. Une écologisation de la fiscalité routière est également prévue, mais traîne quelque peu.

Jef Van Damme (sp.a) veut toutefois aller encore plus loin :« Les chiffres relatifs à la qualité de notre air sont véritablement alarmants. Les parents sont inquiets, les écoliers descendent dans la rue. Nous devons intervenir. De plus en plus de villes européennes veulent bannir les véhicules diesel polluants de leur centre-ville, la Cour constitutionnelle allemande l’autorise désormais explicitement. Je veux qu’il y ait des mesures supplémentaires pour bannir les véhicules diesel de Bruxelles. »

Concrètement, Jef Van Damme pense à 3 mesures pouvant offrir un soulagement à court et moyen terme :

  • Une instauration accélérée de la Zone Basses Émissions pour les véhicules diesel. Chaque année, celle-ci doit être augmentée d’un échelon au niveau de la norme EURO afin que d’ici 2022, seuls les véhicules selon la norme euro actuelle (EURO VI) puissent entrer dans Bruxelles.
  • Décourager le diesel dans la nouvelle fiscalité automobile. Il faut qu’il y ait une forte augmentation et au moins un doublement de la taxe de mise en circulation (TMC) pour les véhicules diesel, au profit d’un stimulus fiscal pour les véhicules électriques. De cette manière, nous pouvons également appliquer à Bruxelles, la tendance que nous constatons aussi dans d’autres régions, où les automobilistes abandonnent les véhicules diesel au profit d’alternatives plus propres.
  • Plus aucun véhicule polluant sur la route. Des moteurs mal réglés peuvent générer des émissions très élevées de NOx et de particules fines. À Bruxelles, il y a beaucoup de voitures qui ne répondent pas aux normes techniques parce qu’elles n’ont pas été contrôlées. En 2008, selon les estimations, il circulait 25.000 véhicules sans contrôle technique valable à Bruxelles. En utilisant des caméras intelligentes qui doivent faire respecter la Zone Basses Émissions et en croisant les banques de données, les véhicules qui ne disposent pas d'un contrôle technique valable seront détectés, sanctionnés et retirés de la voie publique.