La Commission Affaires économiques du Parlement bruxellois a approuvé la nouvelle ordonnance relative aux tests de situations. Ces tests pratiques permettent le contrôle de la discrimination lors du recrutement. Cela fait des années que le sp.a lutte pour ce système. 

Supposons que vous ayez des soupçons qu’une entreprise fasse de la discrimination lors d’un recrutement ou lorsqu’elle propose ses services. Grâce aux tests pratiques et aux mystery calls, les pouvoirs publics peuvent effectivement vérifier si c’est le cas. Il s’agit de méthodes où des inspecteurs, sous le couvert d'un pseudonyme, se font passer pour un candidat ou un client. Ils peuvent ainsi détecter les discriminations.

« Ceci est, sans aucun doute, révolutionnaire. Auparavant, il était quasi impossible de prouver la discrimination, ce qui faisait que l’on n’avait aucun recours. Les choses changent à présent.  Grâce aux tests pratiques, la législation anti-discrimination bénéficie de ses propres radars. », déclare Hannelore Goeman (sp.a)

Bruxelles a ici un rôle de pionnière. Les pouvoirs publics n’organisent nulle part ailleurs des tests pratiques.

« Bruxelles joue ici le rôle principal, tandis que le Fédéral reste cantonné dans de belles promesses, et qu’au Gouvernement flamand, il n’y a aucune volonté politique », ajoute Hannelore Goeman.

Toutefois, le sp.a espère que les autres pouvoirs publics suivront rapidement. À cet effet, le parti a déposé différentes propositions de loi au Parlement fédéral et au Parlement flamand.

Fouad Ahidar (sp.a) est également ravi que Bruxelles fasse la différence : «  La discrimination touche énormément de personnes. Cela génère beaucoup de frustration et on passe à côté de nombreux talents. Il s’agit donc d'une étape importante pour Bruxelles. J’espère qu’il y aura rapidement une suite, par exemple, pour la discrimination sur le marché locatif ».