La députée bruxelloise Hannelore Goeman (sp.a) a demandé au Ministre Didier Gosuin le nombre de stages entamés dans le cadre de l'initiative Garantie pour la Jeunesse. Depuis le lancement du programme en mai 2013, 2431 stages ont eu lieu dans 632 entreprises et organisations différentes. Ce nombre augmente chaque année. 

L'intégration des jeunes sur le marché du travail reste l'une des principales priorités du Gouvernement bruxellois. Dans le cadre de la Garantie pour la Jeunesse, la Région entend offrir aux jeunes qui n'ont pas encore trouvé de travail après 6 mois, une formation, une place de stage ou un job. « Cela commence à porter ses fruits, le chômage des jeunes est en diminution depuis 41 mois déjà. Nous devons soutenir et renforcer ces efforts. Si nous mettons directement les jeunes au travail et leur donnons un bon départ dans la vie, cela nous épargne une lourde hypothèque sur l'avenir », déclare Hannelore Goeman.

Les principaux fournisseurs de places de stage sont les services publics comme Bruxelles Propreté (141), l'ONEm (95) et la Ville de Bruxelles (89). Mais une large majorité des stages (60 %) ont lieu dans des entreprises privées. Les meilleurs élèves en la matière sont Blokker (79), Proximus (66) et C&A (43). Il y a aussi beaucoup de PME plus petites et d'indépendants qui acceptent parfois une seule place de stage. C'est un bon signe, selon la députée : « Nous voulons évidemment qu'un éventail le plus large possible d'employeurs souscrivent au programme. Ainsi, il y a plus de chance que l'on puisse offrir aux jeunes un job sur mesure, qui répond à leur besoins et à leurs compétences ».

Scindés en secteurs, ce sont surtout le commerce (22 %), l'horeca (13 %) et les services publics (17 %) qui sont les principaux utilisateurs.

Pour entrer en ligne de compte, les jeunes ne peuvent disposer au maximum que d'un diplôme de l'enseignement secondaire supérieur. Jusqu'à présent, 58 % des jeunes ne disposaient que d'un diplôme de l'enseignement secondaire inférieur. Avec les stages, notre but premier est d'augmenter leurs chances sur le marché du travail.

« C'est nécessaire, il faut oser être honnête. Nombreux de nos jeunes bruxellois ne sont pas dans la position la plus privilégiée. Ils doivent entrer en concurrence avec les navetteurs qui disposent souvent de meilleures qualifications et d'une meilleure connaissance des langues. Par ailleurs, la discrimination est encore toujours une réalité quotidienne. Nos jeunes ont donc besoin d'opportunités. Des opportunités de se prouver, mais aussi des opportunités pour les employeurs de mieux apprendre à connaître nos jeunes. C'est ce que permettent ces stages », déclare Hannelore Goeman.