Quelques heures après la décision de la NV-A, Caroline Gennez, chef de file des socialistes flamands, ne mâchait pas ses mots.Votre réaction, après les déclarations de Bart De Wever?"On vit un moment historique, avec un parti qui quitte un gouvernement auquel il n'a jamais participé…”Que souhaite votre parti ?"D'abord, que la classe politique se rende compte qu'elle joue avec le futur des gens. Nous voulons que la NV-A quitte le gouvernement flamand et qu'on arrête ce cirque afin d'entamer de réelles négociations communautaires.” 

Et en ce qui concerne le fédéral ?

"Si le Premier ministre, Yves Leterme, est honnête, il faut que l'on aille aux élections. De toute manière, le gouvernement n'a jamais rien fait – il s'agit du plus mauvais gouvernement depuis la guerre. Je dirais que ce gouvernement n'a jamais été en service, mais aussi que le Premier ministre n'a jamais gouverné. Cerise sur le gâteau, le cartel n'existe plus…”

Quid du travail des médiateurs ?
"Pour le gouvernement flamand auquel nous appartenons, mais hormis la NV-A, il n'y a pas de problème par rapport à la note des médiateurs. Le climat doit être positif et constructif, des côtés francophone et flamand. Cela implique qu'il ne faut pas de provocations, ni de la part de la NV-A ni du MR.”

Jusqu'à présent, vous estimez que votre parti fut constructif ?
"Nous avons participé au premier paquet de manière honnête. Puis, en ce qui concerne le travail des médiateurs, nous leur avons dit que nous voulions entamer une négociation communautaire et qu'il revenait aux francophones à former leur équipe de négociateurs.”

Puis, il y a eu l'épisode où Kris Peeters a été remis au pas…
"Nous avons été fort étonnés que le ministre-président affirme qu'il ne voulait pas avoir face à lui une équipe B francophone. Mais c'est arrangé."

Quelle position adopterez-vous en cas de dialogue communautaire ?
"Francophones et Flamands vont devoir décider quelle direction ils veulent que la Belgique prenne ! C'est mon pays ! Mais je suis aussi flamande, je trouve important que les gouvernements fonctionnent bien. Pour cela, il faut une réforme équilibrée : avec de la solidarité, avec un fédéral assez riche pour faire face à des dossiers comme la Sécu, la Défense, la Justice…”

Vous exigez des élections…
"Oui ! Mais je ne veux pas que ces élections deviennent une sorte de référendum sur le pays. Aujourd'hui, cette question est le n½ud du débat, alors qu'avant c'était réservé au Vlaams Belang et à des francophones qui vivaient encore dans l'esprit d'une Belgique de papa.”