A la suite des colloques « le sport, l’esprit de l’humanité » ayant eu lieu au parlement de la commauté française le 6 octobre 2016 et au Sénat de Belgique le 31 mars, l’asbl Panathlon a produit une déclaration qui a été signée par les représentants de nombreuses instances.

A la suite du paragraphe suivant : « chaque pratiquant est riche de ses valeurs propres, philosophies de vie d’appartenance,lorsqu’il participe aux activités objets de la présente Déclaration, il/elle accepte dès qu’ il/elle franchit les portes ou entre dans l’espace « sport », sans aucune exception, pendant l’exercice de sa pratique, à faire sienne et se conformer aux règles du sport, au sens large, sans mettre en exergue ses convictions philosophiques de façon ostentatoire et intolérante, de quelque manière que ce soit  », Fouad Ahidar tire la sonnette d’alarme en précisant qu’un tel paragraphe peut être interprété de nombreuses manières et qu’il pourrait servir d’outil pour empêcher l’accès au sport à des centaines de personnes issues des minorités religieuses.

Inviter les femmes et hommes issus des minorités à s’impliquer dans la sphère sportive doit justement pouvoir se faire sans aucune forme d’exclusion. Il rajoute que les valeurs sportives doivent être entièrement inclusives et qu’elles ne sont en aucun cas incompatibles avec un quelconque signe convictionnel.

Il regrette qu’un lexique clair ne soit pas joint à un paragraphe aussi important puisque rien ne permet de déterminer dans cette déclaration ce qui relève du caractère ostentatoire et intolérant. « Que signifie dans ce cas-là ostentatoire et intolérant ? Qui détermine ou délimite le caractère excessif  d’une conviction philosophique ? Qui peut juger de cela et qui marque la limite ? Ce sont autant de questions auxquelles  il n’est pas possible de répondre à la lecture de cette déclaration, ce qui pour ma part est très grave. Je reste cependant en attente de réponses claires » explique-t-il. Selon lui, cela représente une porte ouverte à la discrimination étant donné que les signes convictionnels sont souvent qualifiés de signes ostentatoires. « Les femmes qui désirent garder leur foulard pendant leurs activités sportives, les chrétiens qui décident de garder leur croix, les sikh qui par conviction portent un turban, les juifs désireux de porter la kippa, toutes ces personnes seront susceptibles d’être discriminer parce que la définition d’un signe ostentatoire et intolérant sera laissée à l’appréciation du club sportif ayant décidé d’appliquer cette déclaration ».

Le député souhaite éclaircir l’objectif des différentes instances religieuses qui ont signé cette déclaration et le sens qu’elles accordent à celle-ci. Ils’étonne également que l’exécutif des musulmans de Belgique n’ai pas été plus vigilent sur les clauses de cette charte. Bien que l’exécutif ait été contacté et qu’il affirme ne donner aucune définition exclusives à ces termes, Fouad Ahidar regrette leur manque d’attention sur cette question et trouve grave qu’une telle instance ait pu signer une déclaration sur laquelle plane une telle ambiguïté.