Après une visite dans la capitale slovène, Ljubljana, Elke Roex , échevine anderlecthoise de la Propreté en est persuadé, il faut rediscuter du modèle de ramassage des déchets bruxellois. À Ljubljana, les habitants déposent leurs sacs poubelles dans des conteneurs enterrés dont l’accès se fait à l’aide d’un badge. Un système qu’Elke Roex voudrait voir se généraliser à Bruxelles.

Lors d’un récent voyage en Slovénie, l’échevine de la Propreté Elke Roex (sp.a) a pu découvrir comment la capitale Ljubljana a généralisé le système de conteneurs enterrés comme système de ramassage des déchets. « À Ljubljana, les déchets sont tous ramassés en conteneur, soit dans l’espace public ou alors chez les particuliers », explique l’échevine. Pour le centre historique, le bourgmestre de la ville a choisi un système de ramassage en conteneur sous-terrain.

Le principe est simple, les riverains reçoivent un badge qui leur permet d’accéder à ces conteneurs et y jeter leurs sacs poubelles. « L’avantage c’est que l’on peut s’y rendre quand on veut », fait remarquer l’édile anderlechtoise. Les habitants trouvent leurs conteneurs au maximum à 150 mètres de chez eux.

« Le système bruxellois où l’on sort ses sacs poubelles deux fois par semaine, c’est dire aux gens mettez vos déchets sur la rue et ils partiront », pense-t-elle. Elke Roex voudrait voir les conteneurs enterrés se généraliser dans les quartiers à forte densité de population. « Cela peut bien marcher dans des quartiers comme le Centre, Cureghem et Scheut à Anderlecht. Les conteneurs enterrés sont mieux adaptés à la vie en appartement », affirme-t-elle. Cela permettrait également de lutter contre les dépôts clandestins.

Trop d’impétrants

Pour l’échevine de la Propreté, Bruxelles doit repenser son modèle de ramassage des déchets. « Ici, ce serait un changement radical mais on peut adapter les systèmes selon les quartiers », nous dit Elke Roex.

Du côté du cabinet de la secrétaire d’État, l’option de conteneurs enterrés a été étudiée, ce système va d’ailleurs être installé prochaine à Anderlecht dans le cadre du projet Eramus Garden. « Toutefois, il ne sera pas possible d’en installer partout, la faute aux nombreux impétrants qui traversent le sous-sol bruxellois », fait savoir le cabinet de Fadila Laanan. Pour Elke Roex, l’obstacle des impétrants peut être surmonté. « À Ljubljana ils ont également beaucoup d’impétrants. Dans certains cas, des conduites ont été déviées », indique-t-elle. « La piste que nous privilégions est celle des conteneurs enterrés aux abords de quartiers de constructions neuves de logements collectifs », répond le cabinet de la secrétaire d’État à la Propreté. La Tour Brunfaut à Molenbeek et Extensa à Tour et Taxis font partie des sept projets qui seront équipés de ce système à l’avenir.

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